Le projet et son contexte

  

    

Cadre empirique

   

La Directive Cadre Européenne sur l’Eau du 23 octobre 2000 a érigé le « bon état écologique » des masses d’eau en objectif à atteindre d’ici 2015. Elle témoigne d’une préoccupation croissante des politiques, de la communauté scientifique et de l'opinion publique quant à l'altération de certains milieux aquatiques et aux disfonctionnements  associés : enfoncement des lits mineurs, disparition de certaines populations piscicoles, inondations, pollutions urbaines et agricoles... Les pressions exercées sur les cours d’eau sont aujourd'hui importantes.

Au niveau français, un certain nombre de mesures réglementaires et de structures institutionnelles ont été mises en place pour répondre aux exigences de restauration. Les SDAGE, les SAGE, les Contrats de Rivière ou encore les CRE constituent des instruments propices à la mise en oeuvre des politiques de réhabilitation des cours d'eau. A cela s'ajoutent des actions volontaires émanant des collectivités territoriales, des pêcheurs ou encore des associations écologistes.

  

Les actions de réhabilitation physique se sont ainsi multipliées sur le territoire national depuis maintenant une vingtaine d’années. La restauration des espaces de liberté, l’amélioration de la continuité écologique et sédimentaire, la reconnexion des annexes fluviales ou la reconstitution des habitats aquatiques sont autant d’actions entreprises et susceptibles de répondre aux demandes présentes. Pourtant, si la marche en avant est amorcée, elle laisse peu de place aux retours d’expériences et à l’évaluation des chemins empruntés. Les suivis sont limités et généralement peu coordonnés, portant sur un site ou une opération ponctuelle. Les expériences acquises par les acteurs de la restauration sont peu partagées à échelle nationale et de nombreuses opérations qui mériteraient d’être valorisées restent méconnues.

  

Objectifs

  

Notre projet est né du constat de ce manque et de l’idée que l’évaluation est aujourd’hui indispensable à la réflexion sur la restauration écologique des cours d’eau. L’objectif initial était de réaliser un premier recensement national des opérations de réhabilitation et de construire une base de données accessible aux opérateurs comme à la recherche via cette plateforme Internet.

  

Le travail de recensement ayant pris fin nos efforts portent aujourd’hui sur la valorisation des actions recensées. Celles-ci seront localisées et décrites avec précision (date, coût, maître d’ouvrage, travaux…) dans l’espace cartographique, constituant ainsi des retours d’expériences qui devraient permettre de connaître les actions passées et de délivrer des éléments susceptibles d’améliorer les stratégies futures.

  

Si l’espace contributif est aujourd’hui clos, les retours positifs que nous avons enregistrés de la part de nos visiteurs relativement au principe d’échange et de partage de l’information, nous conduisent à réfléchir aux meilleurs moyens de faire évoluer l’outil.

  

Cadre structurel

  

Ce projet a un fondement universitaire. Il a donné lieu à la rédaction d’un Mémoire de recherche en Géographie, spécialité « Environnement », soutenu par Bertrand MORANDI (bertrand.morandi@free.fr) à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne.  Il a été encadré par Hervé PIEGAY (CNRS – UMR 5600) et Franck LAVIGNE (Université Paris I).

  

Il a également participé d’une implication française (coordonnée par Nicolas LAMOUROUX – Cemagref) dans le projet européen IWRM-Net / FORECASTER dont l’objectif est d’analyser, d’évaluer et de partager les résultats de la recherche concernant les dégradations et les réhabilitations hydromorphologiques. En fournissant des données nécessaires à la production d’études de cas dans le domaine de la restauration écologique, il a permis d’alimenter le recueil européen en cours de construction.

  

Bien que coordonné au recueil sur la restauration physique des cours d’eau conduit par l’ONEMA , il est important de distinguer les deux projets qui ne répondent pas aux mêmes exigences de recensement et aux mêmes objectifs opérationnels. Pour toute information complémentaire sur le recueil et les retours d’expérience de restauration ainsi réalisées, contacter : corinne.forst@onema.fr